Publié le 15 mars 2024

Contrairement à l’idée reçue, la guerre de l’information ne se limite plus à la propagande politique directe ; elle s’infiltre désormais dans des domaines jugés neutres pour fragmenter les sociétés.

  • La désinformation transforme des ressources comme l’eau, la culture populaire (K-Pop) ou la science en armes stratégiques.
  • Son objectif n’est plus de convaincre, mais de créer une confusion telle qu’elle paralyse l’esprit critique et favorise le repli communautaire.

Recommandation : Pour un élève en HGGSP, comprendre ces mécanismes de subversion indirecte est la clé pour analyser les conflits contemporains au-delà des schémas classiques.

L’analyse géopolitique traditionnelle se concentre sur les mouvements de troupes, les alliances économiques et les discours officiels. On évoque souvent la propagande, en pensant aux grandes opérations d’influence menées par des États comme la Russie ou la Chine pour déstabiliser les démocraties occidentales. Cette vision, bien que juste, devient terriblement incomplète. Elle manque la véritable révolution en cours dans la guerre de l’information : une offensive qui a déserté les canaux officiels pour investir des terrains de jeu totalement inattendus.

La bataille ne se joue plus seulement sur le terrain politique, mais dans l’arène culturelle, sur les bancs de l’université, et même dans les débats scientifiques. L’objectif a changé. Il ne s’agit plus tant de convaincre l’adversaire de la supériorité d’un modèle, que de l’empoisonner de l’intérieur en créant une fragmentation cognitive. Cette stratégie vise à saturer l’espace public de récits contradictoires, à saper la confiance dans les institutions (médias, science, éducation) et à dresser les communautés les unes contre les autres. Mais si le véritable enjeu n’était plus de gagner les esprits, mais de les rendre incapables de distinguer le vrai du faux ?

Cet article propose une analyse stratégique de ces nouvelles frontières de la guerre informationnelle. En décortiquant des exemples concrets, nous verrons comment des sujets aussi variés que la gestion de l’eau, la K-Pop ou la reconnaissance des diplômes sont devenus des armes dans cet affrontement invisible. L’objectif est de fournir des clés de lecture pour déceler la manœuvre stratégique derrière l’anecdote virale.

Pour mieux comprendre ces nouvelles dynamiques, cet article explore huit facettes de la guerre de l’information moderne, démontrant comment elle s’immisce dans tous les aspects de notre société.

Guerre de l’eau : pourquoi les conflits de demain ne seront plus liés au pétrole ?

La guerre de l’information ne se cantonne pas au cyberespace ; elle trouve un ancrage redoutable dans le contrôle des ressources physiques les plus vitales. L’eau, bien plus que le pétrole, devient un levier de pouvoir et un champ de bataille narratif et stratégique. La raréfaction de cette ressource, exacerbée par le changement climatique, crée des points de friction que les acteurs étatiques et non-étatiques exploitent. On observe ainsi une augmentation spectaculaire des tensions. Selon les données du Pacific Institute, on a recensé 248 incidents liés à l’eau en 2023, contre seulement 19 en 2010.

Cette « weaponisation » de l’eau prend plusieurs formes. Elle peut être directe, comme en témoignent les conflits récents. En Syrie, la destruction ciblée de systèmes d’approvisionnement a été utilisée comme une arme contre les populations civiles. En Ukraine, les frappes sur des barrages ont provoqué des inondations catastrophiques, démontrant l’usage de l’eau à des fins de destruction stratégique. Ces actes ne sont pas de simples dommages collatéraux ; ils relèvent d’une tactique délibérée pour déstabiliser une région et terroriser ses habitants.

Mais la guerre de l’eau est aussi informationnelle. Un État peut lancer des campagnes de désinformation accusant un pays voisin de voler des ressources hydriques pour légitimer une future intervention ou pour s’attirer la sympathie de la communauté internationale. Comme le souligne Christian Bréthaut, codirecteur de la Chaire UNESCO en hydropolitiques, la gestion des tensions devient cruciale.

Lorsqu’on parle d’une infrastructure de cette dimension, les impacts à l’aval sont certains. La question critique est de savoir comment les États vont s’organiser lors d’extrêmes climatiques, notamment des sécheresses, pour éviter que des tensions ne dégénèrent en conflit.

– Christian Bréthaut, RTS Géopolitis

Ainsi, contrôler l’eau, c’est contrôler la vie, mais contrôler le récit sur l’eau, c’est contrôler les esprits et justifier la guerre de demain.

BRICS+ : l’erreur de croire que ce bloc est politiquement uni face à l’Occident

La guerre de l’information se nourrit de simplifications et de récits manichéens. La perception du bloc des BRICS+ comme une alliance anti-occidentale monolithique en est un exemple parfait. Cette vision, souvent relayée sans nuance, arrange à la fois les membres du groupe qui veulent afficher une façade d’unité, et certains analystes occidentaux qui cherchent un adversaire clairement identifiable. Pourtant, cette lecture masque une réalité bien plus complexe et fragmentée, faite de rivalités profondes et d’intérêts divergents.

Ce bloc, qui rassemble des démocraties, des autocraties et des régimes hybrides, est traversé par des tensions majeures. La rivalité stratégique entre l’Inde et la Chine, les ambitions régionales concurrentes de l’Arabie Saoudite et de l’Iran, ou encore les positions différentes sur des conflits comme celui en Ukraine, sont autant de lignes de fracture. L’idée d’un front uni politiquement est une construction narrative plus qu’une réalité stratégique.

Différents drapeaux nationaux reflétés sur une surface fragmentée de miroirs, symbolisant les divisions internes des BRICS

Cette image d’un miroir brisé illustre parfaitement la situation : un ensemble qui semble cohérent de loin, mais dont les fissures apparaissent dès que l’on s’approche. Croire en l’unité politique des BRICS+ est une erreur d’analyse qui peut conduire à des décisions stratégiques inadaptées. C’est le résultat d’une guerre de l’information où la perception de la puissance compte parfois plus que la puissance elle-même. La véritable force des BRICS+ réside moins dans son unité politique que dans sa capacité à incarner une alternative, même symbolique, à l’ordre mondial existant.

K-Pop et diplomatie : comment la Corée du Sud utilise sa culture pour peser sur la scène inter ?

La « weaponisation de la culture » est l’une des stratégies les plus sophistiquées de la guerre de l’information moderne. Le soft power, traditionnellement vu comme un outil d’influence et de séduction, est de plus en plus détourné à des fins offensives. La K-Pop en est une illustration fascinante. Au-delà de son succès commercial planétaire, l’écosystème des fans de K-Pop, avec ses communautés ultra-organisées et passionnées, est devenu un terrain d’expérimentation pour des opérations d’influence géopolitique.

Ces communautés de fans (ou « fandoms ») peuvent être infiltrées et instrumentalisées par des acteurs étatiques pour amplifier certains messages. Le processus, connu sous le nom d’astroturfing (créer l’illusion d’un mouvement populaire spontané), permet de relayer des positions politiques sous couvert de militantisme culturel. Des campagnes de hashtags coordonnées peuvent ainsi inonder les réseaux sociaux pour soutenir une cause ou dénigrer un adversaire, donnant l’impression d’un soutien massif et organique.

Cette instrumentalisation transforme la culture populaire en un véritable champ de bataille. Comme le souligne une analyse de l’IRIS, les conséquences peuvent être directes sur le plan économique et géopolitique.

Les campagnes de désinformation peuvent déstabiliser l’industrie culturelle d’un pays en créant des scandales fabriqués visant des stars, affectant ainsi la valeur boursière du secteur et son poids géopolitique. Cette instrumentalisation du soft power transforme la culture populaire en champ de bataille de la guerre narrative sino-américaine.

Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)

L’enjeu pour un élève en HGGSP est de comprendre les mécanismes concrets qui permettent de transformer une passion culturelle en levier de pouvoir. La checklist suivante détaille les étapes d’une telle opération.

Plan d’action : l’astroturfing géopolitique via les fandoms

  1. Infiltration : Des agents d’influence étatiques intègrent les communautés de fans déjà structurées pour en comprendre les codes et identifier les leaders d’opinion.
  2. Création de contenu : Ils produisent des contenus viraux (mèmes, vidéos) qui mélangent habilement des éléments de la culture populaire avec des messages politiques subtils.
  3. Coordination : Ils lancent et coordonnent des campagnes de hashtags massives sur les réseaux sociaux pour propulser un sujet précis dans les tendances mondiales.
  4. Action économique : Ils organisent des boycotts ciblés de produits ou, à l’inverse, des campagnes de soutien à des entreprises alignées sur leurs intérêts.
  5. Manipulation de la perception : Ils utilisent les réseaux de fans pour manipuler les votes en ligne, les sondages d’opinion et les pétitions afin d’influencer l’agenda médiatique et politique.

Abstention des jeunes : est-ce un désintérêt ou une nouvelle forme de protestation politique ?

L’abstention massive des jeunes lors des élections est souvent interprétée comme un signe de désintérêt pour la politique. Cette lecture est non seulement simpliste, mais elle passe à côté d’un phénomène central de la guerre de l’information : la fragmentation cognitive. L’écosystème informationnel des jeunes, dominé par des plateformes comme TikTok, Discord ou Twitch, est le théâtre d’opérations de micro-ciblage conçues non pas pour convaincre, mais pour semer la confusion, la défiance et, in fine, la paralysie.

Plutôt qu’un désintérêt, l’abstention peut être le symptôme d’une saturation informationnelle. Confrontés à un flux incessant de narratifs contradictoires, de théories du complot et de fausses informations, de nombreux jeunes se réfugient dans l’inaction. Pourquoi voter si « tous sont corrompus » ou si « le système est truqué » ? Ces idées ne naissent pas spontanément ; elles sont le fruit de campagnes de désinformation ciblées qui exploitent les codes et les frustrations de chaque communauté.

Une analyse du ministère des Armées français met en lumière ces stratégies de micro-ciblage, qui adaptent le message et le canal à chaque groupe spécifique pour maximiser l’impact de la manipulation. Le tableau suivant, basé sur cette analyse, illustre concrètement cette tactique.

Stratégies de micro-ciblage de la désinformation par communauté
Communauté ciblée Plateforme privilégiée Type de narratif utilisé Objectif de manipulation
Gamers Discord, Twitch Théories du complot sur l’industrie Créer de la défiance envers les médias traditionnels
Fans de rap Instagram, TikTok Messages anti-système Amplifier le sentiment d’injustice sociale
Militants écologistes Twitter, TikTok Radicalisation des positions Fragmenter le mouvement et décourager le vote modéré
Étudiants WhatsApp, Telegram Fausses informations administratives Créer de la confusion sur les modalités de vote

Ce ciblage chirurgical vise à éroder la confiance dans le processus démocratique lui-même. En ce sens, l’abstention n’est pas une simple passivité, mais peut être le résultat d’une offensive politique réussie, qui a atteint son but : neutraliser une partie de l’électorat.

Souveraineté numérique : pourquoi l’Europe peine à exister face aux GAFAM américains et BATX chinois ?

La question de la souveraineté numérique est au cœur de la guerre de l’information. Les plateformes qui hébergent et modèrent nos échanges — les GAFAM américains (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les BATX chinois (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi) — ne sont pas de simples tuyaux neutres. Ce sont des acteurs géopolitiques à part entière, dont les algorithmes et les politiques de modération façonnent le débat public mondial. L’Europe, en ne parvenant pas à faire émerger ses propres champions, se retrouve dans une position de dépendance stratégique.

Cette dépendance a des conséquences directes. Les décisions de modération, prises depuis la Silicon Valley ou Pékin, peuvent avoir un impact majeur sur la stabilité politique d’un pays européen. La suppression de contenus, même légitime, illustre le pouvoir colossal de ces entreprises. Lors d’une audition au Sénat français, YouTube a révélé avoir retiré plus de 150 000 vidéos en moins de huit mois dans le cadre de la lutte contre la désinformation. Qui décide ? Sur quels critères ? Cette opacité constitue une faille de souveraineté.

De plus, ces plateformes sont le terrain de jeu idéal pour des opérations de désinformation sophistiquées, comme l’a montré « l’opération Matriochka ».

Étude de cas : L’opération « Matriochka »

Détectée en 2023, cette campagne de désinformation pro-russe, détaillée dans un rapport de VIGINUM, l’organisme français de lutte contre les ingérences numériques étrangères, a illustré une nouvelle forme de guerre informationnelle. L’opération consistait à créer des répliques quasi parfaites de sites de médias français réputés (Le Monde, Le Figaro) et de sites gouvernementaux. Ces faux sites publiaient des articles hostiles à l’Ukraine, qui étaient ensuite relayés massivement sur les réseaux sociaux. L’objectif était de tromper le lecteur en utilisant le sceau de crédibilité d’une source connue pour diffuser de la propagande. Cette tactique montre que l’enjeu n’est plus seulement de créer des « fake news », mais de pirater la confiance associée aux médias traditionnels.

Face à cela, l’Europe tente de réagir avec des régulations comme le DSA (Digital Services Act), mais la bataille pour la souveraineté numérique est loin d’être gagnée. Elle se joue sur le terrain technologique, économique et, surtout, informationnel.

Directive européenne : pourquoi votre diplôme d’architecte belge est valable en France (mais pas le canadien) ?

À première vue, la reconnaissance des diplômes étrangers relève du droit administratif et des accords bilatéraux. Pourtant, ce domaine technique est devenu un champ de bataille discret mais intense de la guerre d’influence. La question n’est pas seulement de savoir si une formation est « équivalente » sur le papier, mais de déterminer si l’on peut avoir confiance dans le système qui la délivre. Cette notion de confiance dans les infrastructures éducatives est un enjeu géopolitique majeur.

La reconnaissance mutuelle des qualifications, comme celle qui existe au sein de l’Union Européenne, crée des « espaces de confiance ». Un diplôme obtenu en Belgique est reconnu en France non seulement parce que les cursus sont similaires, mais parce que les deux pays partagent un cadre de confiance institutionnel. En revanche, un diplôme canadien, même d’excellente qualité, doit passer par une procédure de validation plus complexe car il se situe en dehors de cet espace intégré.

C’est ici que la désinformation intervient. Des campagnes ciblées peuvent viser à saper la réputation du système universitaire d’un pays concurrent. En diffusant de fausses informations sur la corruption dans l’obtention de diplômes ou sur la faible qualité des formations d’une nation rivale, un acteur étatique peut chercher à dévaloriser les qualifications de ses ressortissants sur le marché du travail international. L’objectif est de créer un doute et de fragiliser l’un des piliers du soft power d’un pays : son excellence académique. Le combat pour l’équivalence des diplômes est donc aussi une guerre de réputation.

Loi des gaz parfaits : comment l’utiliser pour résoudre un problème écologique concret ?

La science, perçue comme le bastion de l’objectivité et des faits, est l’une des cibles privilégiées de la guerre de l’information. La stratégie n’est pas de prouver qu’un fait scientifique est faux, mais de créer une « controverse » artificielle pour semer le doute dans l’esprit du public. En transformant un consensus scientifique en simple « opinion » ou « théorie », les acteurs de la désinformation exploitent la complexité des sujets pour paralyser l’action politique.

Un principe aussi fondamental que la loi des gaz parfaits peut être tordu ou sorti de son contexte pour servir un narratif trompeur sur le changement climatique. Par exemple, un argument fallacieux pourrait isoler une variable de l’équation pour « prouver » que le CO2 a un impact négligeable, en omettant volontairement toutes les autres interactions du système climatique. La tactique est redoutable car elle s’appuie sur une apparence de rationalité scientifique pour diffuser un message faux.

Formules mathématiques se transformant progressivement en bulles de dialogue contradictoires dans une composition abstraite

Cette transformation des faits en opinions est au cœur de la guerre narrative. L’illustration ci-dessus symbolise ce processus : des formules rigoureuses se dissolvent en bulles de dialogue confuses et contradictoires. L’objectif n’est pas de gagner le débat scientifique — il est déjà perdu — mais de le faire exister dans l’espace public. En créant un doute, même infime, sur des sujets comme le climat ou les vaccins, on retarde la prise de décision politique et on fragmente la société entre « croyants » et « sceptiques ». La science devient alors non plus une source de vérité, mais un arsenal d’arguments à utiliser dans une bataille d’influence.

À retenir

  • La guerre de l’information moderne cible des domaines perçus comme neutres (culture, science, éducation) pour les transformer en armes.
  • Son but principal n’est plus la persuasion, mais la fragmentation cognitive : créer une telle confusion que le citoyen ne croit plus en rien et se replie.
  • Les opérations d’influence visent de plus en plus des communautés spécifiques (fans, gamers, militants) et des individus vulnérables plutôt que l’opinion publique de masse.

Année de césure à l’étranger : comment partir sans perdre son statut étudiant et sa sécu ?

La question de l’année de césure illustre l’étape finale de la guerre de l’information : le ciblage de l’individu. Un étudiant partant à l’étranger est une cible idéale pour les opérations d’influence. Isolé de son environnement culturel et social habituel, il est plus réceptif à des narratifs alternatifs et plus vulnérable aux tentatives de manipulation. Ce n’est pas un hasard si de nombreux États investissent massivement dans des institutions culturelles à l’étranger, comme les Instituts Confucius, qui, au-delà de l’enseignement de la langue, présentent une vision du monde favorable à leur gouvernement.

Cette vulnérabilité est exploitée pour exposer ces futurs cadres et leaders d’opinion à des contenus de désinformation dans un environnement perçu comme sûr et académique. L’étudiant, en quête d’ouverture et d’expériences nouvelles, peut sans s’en rendre compte être exposé à une propagande subtile, qui façonnera sa perception des enjeux géopolitiques mondiaux. Le but n’est pas un recrutement grossier, mais une influence à long terme.

Cette menace individuelle s’inscrit dans un contexte d’intensification globale de la guerre informationnelle, notamment en période électorale. Selon les données de l’Alliance for Securing Democracy, on observe une multiplication des efforts de désinformation dans les mois qui précèdent des scrutins majeurs comme l’élection américaine. Chaque citoyen, et en particulier ceux qui sont dans des situations de transition comme une année de césure, est une cible potentielle dans cette bataille pour les esprits.

Pour un futur citoyen, et a fortiori un élève en HGGSP, développer un esprit critique aiguisé n’est plus une simple compétence intellectuelle, c’est un acte de défense. Il s’agit d’apprendre à questionner non seulement l’information, mais aussi le contexte dans lequel elle nous parvient, les émotions qu’elle cherche à provoquer et les intérêts qu’elle pourrait servir. Face à la guerre narrative, la meilleure arme reste une pensée structurée, informée et vigilante.

Questions fréquentes sur la désinformation et ses enjeux géopolitiques

Comment la désinformation peut-elle être utilisée pour saper la confiance dans les systèmes de formation ?

Des campagnes de fake news peuvent diffuser de fausses informations sur la corruption dans l’obtention des diplômes d’un pays concurrent, créant ainsi un avantage pour les expatriés d’autres nations dans le marché du travail international.

Quel rôle jouent les accords de reconnaissance mutuelle dans la guerre d’influence ?

Ces accords créent des ‘espaces de confiance’ géopolitiques. Les pays tiers négociant de tels accords font l’objet de lobbying intense et de campagnes d’information pour prouver ou contester l’équivalence de leurs standards éducatifs.

Comment l’IA générative menace-t-elle le système de reconnaissance des diplômes ?

Les deepfakes et l’IA peuvent créer de faux portfolios et preuves de compétence très convaincants, défiant les processus traditionnels de vérification et sapant le principe même de la reconnaissance des qualifications professionnelles.

Rédigé par Sophie Sophie Delorme, Professeure de Sciences Économiques et Sociales (SES) et d'HGGSP en lycée, correctrice officielle du Baccalauréat et jury du Grand Oral. Elle guide les lycéens dans la maîtrise de la dissertation, de l'analyse documentaire et de la culture générale.